“Le coeur régulier” d’Olivier Adam

Récit mélancolique mais pas dramatique. Suite au décès impromptu de son frère Nathan, Sarah s’envole pour le Japon, dans un petit village au bord des falaises, où il a vécu ses derniers mois de vie et semblait avoir retrouvé la paix. Cela faisait quelques temps qu’ils ne s’étaient plus adressé la parole, eux qui se considéraient comme des jumeaux, inséparables, imperturbables. Seuls, face à un environnement, une famille, qui leur semble étranger. Leur relation s’étant néanmoins dégradée au fur et à mesure des années, Sarah se marie avec Alain, le « mari si parfait », a deux enfants et travaille dans une boîte où elle ne s’épanouit pas. Nathan quant à lui a choisi une voie plus bohème, vivant au gré de ses voyages, de ses nombreux petits jobs, de ses rencontres d’un soir. Mais aussi de l’alcool et de sa désorganisation.

En quittant sa vie en France, Sarah part à la quête de son frère, de ses démons, de ce qu’il a vécu au Japon, mais aussi du chemin qu’il a parcouru pour atteindre la tranquilité. Elle va faire des rencontres qui ont côtoyé son frère juste avant le drame. Comme Natsume Dombori, cet homme qui reprend sous son aile des personnes qui ont tenté de mettre fin à leurs jours, en leur proposant du repos, un endroit calme et serein. Nathan y a passé du temps, tout comme Sarah le fera…

Cette femme d’une quarantaine d’années n’imagine pas ce que ce voyage lui apportera. Les questions qui lui viendront comme une évidence, bouleverseront à jamais sa petite vie tranquille.

C’est un très joli roman, bourré de descriptions, de détails, très pertinents et surtout écrits d’une façon si douce. Apparemment, c’est le faire-valoir d’Olivier Adam (premier roman que je lis de cet auteur).

Au début, je pensais découvrir en même temps que Sarah ce qui est arrivé à son frère, sa mort, son accident (elle est persuadée qu’il s’agit d’un suicide, officiellement, il s’est planté en voiture dans un platane). Mais il n’en est rien. Il s’agit en fait d’un concentré d’émotions, de feedbacks de souvenirs que Sarah a avec son frère. Mais aussi de réflexions sur sa propre vie, l’orientation qu’elle a choisie, son mariage. J’avais également peur que la finalité de cette histoire tourne autour des regrets, les regrets de ne pas avoir été là pour lui, de l’avoir chassé (ou plutôt son mari), d’avoir entretenu le silence ces derniers temps. Au contraire, il se termine sur une note d’espoir.

Ce périple aura été bénéfique pour Sarah. En (re)découvrant son frère et la vie qu’il a eue au Japon, elle se rend à l’évidence que sa vie à elle ne lui correspond pas. Le tremplin pour en redémarrer une nouvelle…

Bref, c’est joli, émouvant, très bien écrit, et on évite la caricature dramatique de la femme dépressive et endeuillée. Personnellement, j’ai eu de la compassion pour elle et un attachement certain. L’espoir est réellement le mot de la fin.

Un bon investissement rapporte toujours!

Pas de restaurant, ni de dîner aux chandelles. Pas de chocolats non plus, de bijoux, de tralala roses et violettes…

Juste un très beau bouquet de fleurs en rentrant du boulot. Pour la Saint-Valentin.

Des lys, des roses. Des odeurs à en tomber par terre, qui parfument désormais notre intérieur.

Mais… plus de vase! (Les aurais-je donc tous jetés? Cassés??) Le lendemain, je cours donc en acheter un.

Du coup, la promesse de m’offrir plus souvent des fleurs m’a été prononcée!

Je suis conquise… Et une femme comblée :-)

Nouveaux habits!

Nouvel habillage pour mon petit espace. Reflétant d’avantage mon état d’esprit et l’ambiance du blog.

A la fois rêveur, doux, et dynamique. Je m’y retrouve bien…

J’espère qu’il vous plaira. En tout cas je suis conquise!

Un énorme MERCI à Deborah qui a accepté de créer la bannière et les boutons, toujours avec beaucoup d’enthousiasme et un grand professionnalisme. Et très rapide qui plus est!

Avec seulement quelques indications, elle a réussi à cibler pile poil ce que j’attendais! Encore une belle expérience d’échanges entre blogueuses. C’est magique!

Merci à toi :-)

N’hésitez pas à passer sur son super blog qui se trouve ici.

Je vous souhaite un très joli dimanche!

Ps: ce nouvel habillage signe aussi le 150ème article de ce blog. Que le temps passe vite…

Un peu de moi en 11 points!

Personnellement, je suis assez friande de ce genre de petits jeux où l’on dévoile un peu plus de sa personne. On dit parfois que l’on s’invente un personnage avec son blog, voilà un bon moyen de ne pas tricher et de montrer sa véritable nature! En tout cas, merci à ma chère Charlotte d’avoir à nouveau pensé à moi malgré mon énorme retard sur le tag précédent (les titres de livres). Je m’y mets, ne t’inquiète pas ;) Et voici ma contribution au tag des 11 questions!

Les règles sont les suivantes :

1) Vous devez poster les règles ;

2) Chaque personne doit écrire 11 choses à propos d’elle sur son blog ; Charlotte ne l’a pas fait, alors j’hésite… gnark, gnark!

3) Répondez aux 11 questions, puis en créer 11 nouvelles pour les personnes taguées ;

4) Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien vers leur blog sur votre post ;

5) Rendez-vous sur leurs blogs afin de leur dire qu’ils/elles ont été tagué(e)s ;

6) Ne faire aucun tag sans les prévenir

 

Les 11 choses me concernant :

1) Je suis une marmotte et m’endors d’un coup le soir venu.

2) Je fais plus jeune que mon âge. A la bibliothèque, quand je commande un bouquin on me demande systématiquement “C’est une lecture scolaire?”. Euh…

3) Je suis très gourmande. D’ailleurs, j’adore cuisiner (surtout les pâtisseries) !

4) Je suis économe. Non, pas radine!

5) Je parle beaucoup beaucoup, je n’ai pas fait com’ pour rien!

6) Je chante faux

7) Je me vexe facilement. J’ai mauvais caractère aussi. Je suis têtue aussi… hum on va arrêter là!

8) J’ai fait de l’athlétisme durant 6 ans, entre mes 11 et 17 ans.

9) Une fois que j’ai une idée en tête, difficile qu’elle parte.

10) Je suis folle amoureuse

11) Personne ne sait que je tiens un blog, si ce n’est mon amoureux. C’est mon “identité secrète”!

Voici les 11 questions de Charlotte :

1. Le métier idéal : celui grâce auquel je me sens vivante et utile. Dans lequel je m’investis et qui me passionne. Qu’importe le domaine, qu’importe le lieu…

2. Ton film préféré (celui inavouable, pas celui que tu dis pour faire bien et sérieux.. Style Rasta Rockett!!) : « Dirty Dancing » et il n’est pas inavouable, je l’assume à 100% !!

3. La phrase ou le mot que tu dis le plus souvent : « Tu vois » avec parfois une variante « Tu vois ce que je veux dire » ou « Tu vois, quoi ». tout le temps, et sans m’en rendre compte !

4. La chanson qui te fait pleurer : « Everybody hurts » de R.E.M. Les gens pensent que c’est parce qu’elle est triste mais c’est surtout parce qu’elle me renvoie automatiquement à un souvenir de famille en particulier qui me rend triste…  

5. Ton pire cauchemar : être poursuivie et me rendre compte que je ne sais plus courir. J’essaie, mais mes jambes sont paralysées. L’horreur et un cauchemar que j’ai fait régulièrement étant enfant.

6. Tu croises un chat noir alors que tu es en train de passer sous une échelle en discutant avec une pie et qu’au moment où tu arrives chez toi, le pain est retourné sur la table et les couverts croisés, tu fais quoi ? Je rejoins mon lit ! Je ne suis pas du tout superstitieuse mais il ne faut pas pousser le bouchon :)

7. Le 7 mai 2070, tu es président(e) de la République depuis hier, ta première décision est… ? Instaurer le régime de travail suivant : 2 jours de travail et 5 jours de week-end. Avec le salaire maintenu évidement !

8. Un mot te qualifiant : naïve.

9. Londres, Paris ou New York ? New-York, le voyage que j’espère réaliser un jour.

10. Un héros ? Euh… « Oui-Oui » ?! Non, je ne sais pas ! Personne en particulier…

11. optimiste, défaitiste, fataliste… Lequel tu choisis ? Optimiste !!

 A mon tour de vous poser 11 questions :

1) 1,2,3 enfants ou plus?

2) Un rituel avant d’aller te coucher?

3) As-tu un tic? Si oui, lequel?

4) La personne ou chose qui te donnera toujours des frissons?

5) La lecture inavouée?

6) La citation qui te correspond le plus?

7) Le métier que tu n’aurais jamais pu exercer?

8) Tu te damnerais pour…

9) Tu a droit à un voeu. Celui de partir, là tout de suite (un autre pays, une autre époque, une autre galaxie…), où irais-tu et pourquoi?

10) Qu’est ce qui te fait honte (ou qui) ?

11) Ton plus gros défaut, celui que tu tentes coûte que coûte de cacher?

Et je vais taguer… May, Ines, Chaudron pastel, Mademoiselle Coquelicot, Lilys week, Letizia, Galia mode, Bulles d’infos, Odile Sacoche, Delphine books and more, Clara.

Laissez-moi le temps de vous prévenir maintenant ;)  

Source photos : We heart it

AaRON, pour un dimanche tout doux

Nous sommes dimanche, jour où beaucoup profite pour se reposer. Après une semaine difficile au niveau boulot et un vilain rhume que j’ai fini par combattre toute seule comme une grande, je suis bien installée dans mon canapé à écouter le groupe français AaRON.

Quand je commence à (ré)écouter leurs albums, c’est jusqu’à l’overdose. Et encore, je pense que je ne m’en lasserais jamais! Depuis plusieurs semaines, j’écoute donc en boucle leur dernier opus acoustique, souvenir de leur tournée qui s’est terminée il y a quelques jours : “Waves from the road“.

Quel bonheur pour les oreilles! En plus d’offrir de superbes albums, ils sont juste exceptionnels en live. J’ai dernièrement eu l’occasion de les découvrir lors d’une session acoustique… Il n’y a pas de mot, tout y est : la talent autant du chanteur que des musiciens, un jeu de lumières extraordinaire qui nous enferme dans une ambiance intime, presque inédite, où l’on se sent seul au monde. Un choix de chansons très judicieux, certaines ont d’ailleurs été adaptées à l’esprit acoustique. C’était si magique, des frissons m’ont parcourue durant tout le concert, de la première à la dernière note. C’est comme si le groupe nous enveloppait dans un cocon tout doux et nous invitait à parcourir avec eux un chemin où la sérénité est maître, où l’émotion est immense, où il y a qu’eux et le public, que la voix de Simon et les notes de guitare d’Olivier.

Je ressens cela même avec l’album mais évidement, l’émotion était tout autre en concert. Elle était décuplée. Mais cet album me transporte, me fait voyager. En plus de toutes ces qualités, ces artistes restent également très naturels. Il y a beaucoup de partage avec le public, j’aime beaucoup ça! C’est un échange, une communion, un dialogue.

Chaque matin, sur le trajet du boulot, je continue à écouter les mots du chanteur dans mon mp3 et me laisse bercer encore quelques instants avant d’attaquer une journée qui sera tout autre!

Je vous laisse avec quelques unes de mes chansons préférées du groupe et vous souhaite de passer un excellent dimanche :-)

“To see her kiss on other lips…”

 

“My goldfish died today…”


“The world is yours
Starting from now”

 

“I used to be someone happy
You used to see that I’m friendly
All your smiles, all is fake”

L’âge de tous les possibles

27 ans…Cet anniversaire a été le moins stressant pour moi. Oui, un anniversaire peut être stressant! Que faire? Qui inviter? Comment contenter tout le monde? Voguant depuis janvier sur ma résolution de ne plus m’en faire, de ne plus m’inquiéter et de penser d’abord à ce qui me fait plaisir, le programme de ce week-end est arrivé comme une évidence : un dîner rien qu’à deux. Rien de plus.

Le calme, le plaisir, la tranquillité, le bonheur

J’appréhende cet âge de façon très positive. C’est la première fois depuis bien trop longtemps où je me sens aussi sereine. 27 ans, serait-ce un tournant? Le tournant, il s’affiche lentement mais sûrement depuis la fin de l’année 2011 où j’ai fait le pari de modifier mon comportement et profiter du bonheur quotidien, de façon égoïste peut-être (mais penser à soi, est-ce un acte égoïste?).

Dans ma tête, les petites pièces du puzzle de ma vie se mettent en place et s’encastrent les unes dans les autres pour former un état harmonieux et épanoui. C’est la première fois également où je ne ressens plus le besoin d’attendre quelque chose (rassurez-vous, je ne suis pas en train d’avouer que je suis blasée!!). Mais ma vie telle qu’elle est aujourd’hui est ce dont je rêve. Chercher un nouveau boulot, trouver une maison, vouloir ci, acheter ça… ne fait plus partie de mon quotidien. Toutes ces questions, ces espérances, un vrai remue-méninges dont on se passerait bien! Tout est à ma portée aujourd’hui, tout ce qui contribue à mon bonheur.

Et c’est le résultat de pas grand-chose en réalité. Trouver les activités parmi lesquelles s’épanouir, s’évader, se défouler: la cuisine, la lecture, le sport. Ajoutez à ces ingrédients, quelques amis sur qui on peut vraiment compter, une maison-cocon qu’on ne veut jamais quitter, et évidement LA personne qui a amené toute cette réflexion et qui me fait avancer chaque jour, ma moitié.

Cette bulle que je me forme est néanmoins délicate. Parfois, elle laisse passer quelques stress, quelques larmes aussi. Mais plus de façon aussi prenante comme auparavant. Et tout disparaît très rapidement. Penser à soi est un exercice difficile, que beaucoup  tente de réussir. Mais pour moi, c’est vraiment la clef du bien-être, c’est l’élément qui déclenchera le reste. Et tout coulera comme une évidence.

Je pense que cela ne tient qu’à un fil : un moment, un sentiment,une passion, une rencontre. Et c’est tout un état d’esprit qui se crée.

A quel âge vous êtes-vous senties épanouies? Quel sont vos petits ingrédients du bonheur?

Bûche à la mousse au chocolat, ananas et noix de coco… une recette savoureuse parmi tant d’autres chez notre amie Lili! Que j’ai dégusté le week-end dernier, un régal.

Mes nouveaux achats! On en reparle très vite ;-)

Alors… que demander de plus?!

La saga Millénium

Je ne vous cache pas mon scepticisme lorsque j’ai découvert l’affiche du premier volet de la saga « Millénium » version américaine, qui plus est, avec pour rôle principal le super connu James Bond, alias Daniel Craig.

Millénium, c’est une aventure que je suis depuis la sortie du roman de Stieg Larsson, cet écrivain suédois disparu juste avant la publication du troisième et dernier chapitre de la saga policière. L’occasion pour moi d’également découvrir la collection Actes Noirs et d’autres auteurs de la littérature policière suédoise, comme Camilla Lackberg notamment que j’aime beaucoup.

Millénium donc, c’est l’histoire d’une rencontre improbable, d’un duo de choc et de charme, entre le journaliste Mikael Blomkvist et de la mystérieuse hacker Lisbeth Salender. Deux écorchés vifs, que la vie n’a pas épargnés, et qui vont s’associer pour mener à terme des enquêtes. En trame de fond, l’histoire de Lisbeth, une jeune fille très sombre, mal dans sa peau et seule. Bien que considérée comme psychologiquement instable, Lisbeth est très intelligente et un atout précieux dans l’enquête grâce notamment à ses connaissances informatiques et à sa capacité de tout mémoriser en un simple coup d’oeil.

Dans le premier tome « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes », Blomkvist est contacté par Henrik Vanger, ancien dirigeant de l’entreprise familiale « Vanger Enterprises », qui, sentant ses jours comptés sous le poids de l’âge, lui demande une dernière faveur : élucider l’enquête sur la disparition de sa nièce Harriet, 40 ans plus tôt. Personne n’a jamais su prouver son décès. Le mystère reste dès lors entier. Profitant pour prendre un congé sabbatique après un procès qui s’est mal terminé et mettant à mal sa réputation, le journaliste se plonge dans cette affaire, seul dans un premier temps. Très vite, il se rend compte qu’il aura besoin du coup de pouce d’un assistant. C’est là qu’intervient Lisbeth. Autour de cette disparition, le duo tombera sur une affaire beaucoup plus large de meurtres en série, ayant  inévitablement un lien avecla famille Vanger. 

Le roman

Il se lit d’une traite ! Ce tome 1 plante d’abord le décor, présente les personnages principaux, le contexte de l’histoire, pour très vite poursuivre avec l’affaire Vanger. Une enquête perverse, super bien ficelée, qui nous tient en haleine du début àla fin. Unbijou pour ceux qui apprécient les thrillers. On s’attache aux deux personnages, surtout à Lisbeth. Cette fille qui se découvre petit à petit, mais dont on ne soupçonne pas encore le passé si noir. Les tomes suivants seront beaucoup plus centrés sur elle, son histoire, sa vie, son passé, son avenir.

L’adaptation cinématographique suédoise (Niels Arden Oplev)

Cette première adaptation est sortie aux alentours de 2009 si mes souvenirs sont corrects. Les acteurs ne sont pas très connus du tout public et eux-mêmes suédois, ce qui rend une dimension encore plus réelle au mystère Millénium.  L’atmosphère est sombre, froide, fidèle au roman. Le film permet une meilleure compréhension de certains éléments qui paraissaient peut-être plus flous dans le bouquin.

Autre aspect fortement apprécié, est la ressemblance entre les deux principaux acteurs et leurs personnages. Autant pour leur physique que pour leur personnalité, les deux rôles ont été remarquablement endossés (à mon goût). Chose délicate lorsque l’on passe d’un roman où chaque lecteur s’est forgé une représentation très précise des protagonistes, à une adaptation ciné et dont le choix n’est pas toujours judicieux.

Un très bon moment cinéma en somme, qui a été par la suite réadapté en téléfilm et en version plus longue et toujours avec les mêmes acteurs.

L’adaptation cinématographique américaine (David Fincher)

Je suis allée le voir hier… Et j’ai beaucoup aimé. J’étais franchement sceptique, tellement la première version m’avait plu et je craignais que la dimension « américaine » ne gâche l’atmosphère suédoise et froide. C’est un très bon film de presque 3h et durant lequel on ne voit pas le temps passer. J’étais de suite inspirée par le récit, mais beaucoup également par le personnage de Blomkvist joué par Daniel Craig. Celui-ci a réussi à garder le côté « largué » et « seul face à tous » du journaliste. Lisbeth est quant à elle jouée par Rooney Mara (que je ne connaissais pas !!) et, bien qu’elle ait  bien compris aussi les différentes dimensions du personnage, ne le fait pas aussi bien que l’actrice suédoise. Sa tête d’ange fait qu’elle offre une Lisbeth aux traits trop doux, trop gentils, contrairement à sa comparse dont le rôle était vraiment fait pour elle – d’un point de vue physique. L’histoire initiale connaît quelques modifications dans cette version américaine, et notamment le fait que Blomkvist ait une fille (divorcé sans enfant dans le roman). Mais cela ne change en rien l’intrigue ni le contenu. La forme a été respectée, tournée également en Suède. J’ai beaucoup apprécié les flashback au moment où le journaliste étudie les faits qui se sont déroulés au moment de la disparition de Harriet qui permettent de visualiser davantage le mécanisme de sa recherche.

Dans les deux cas, certaines scène peuvent être très choquantes, notamment quand Lisbeth subit des violences sexuelles par son dernier tuteur, qui sont d’autant moins suggérées dans la seconde version.

Je suis contente d’avoir connu les trois versions du premier volet de la trilogie qui se ressemblent tout en se complétant. Néanmoins si je devais choisir entre l’un ou l’autre film, ou bien le roman, mon choix se porte sans hésitation sur ce dernier.

Vous aussi vous avez succombé à la folie « Millénium » ?